Démarrer ou arrêter la musique

CARNETS DE BORD - Retour en France

27/10/09

Cliquez pour agrandir l'imageJuste un mot pour le plaisir d'y joindre une photo de nos deux princesses... et grâce à "tatie Cathy" ce n'est pas une expression en l'air! Merci et plus que ça...
La famille des filles, notre famille, s'est "miraculeusement" agrandie récemment; c'est une chance et un vrai bonheur de découvrir de si belles personnes, et une fierté pour moi de faire partie de cette nouvelle famille.
Oserais-je vous dire que parfois, je ne regrette pas d'être rentrée?!

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16/10/09

Je viens ici pour faire une mise au point qui me semble nécessaire au nom de toutes mes soeurs "femmes au foyer".
Une ancienne collègue de travail m'a demandé récemment au téléphone:
"Et tu fais quoi de tes journées? Tu t'ennuies pas trop?"
???????????!!!!!!!!!!!!!!!!
En fait je n'y avais jamais réfléchis: pas le temps justement!
Ceci dit je comprends tout à fait que vu de l'extérieur, la question puisse se poser...
En fait l'erreur de mon amie et de tout les gens qui ont un emploi, c'est d'imaginer que, s'ils ne travaillaient pas, tout ce temps deviendrait du temps libre: le rêve quoi!
Mais ça ne fonctionne pas comme ça.
D'abord si je ne travaille pas, c'est en priorité pour être présente pour mes filles... et c'est donc ce que je fais!
Ce qui veut dire que mon "temps libre" (c'est à dire "sans elles") se limite à 2h30 le matin et 2h30 l'après-midi, 4 jours par semaine... et je ne vous cache pas que ça passe très vite: petites et grosses corvées quotidiennes bien sûr, mais aussi, je "l'avoue" (serait-ce une faute?), jogging, écriture, coups de mains à droite et à gauche, randonnée tous les mardis (avec, ô sacrilège, cantine et garderie pour les filles!).
Au milieu de tout ça,  je consacre beaucoup de temps à la recherche d'un nouveau nid pour la famille... et ça c'est presqu'un travail à temps plein, croyez-moi!
Bref: merci, non, je ne m'ennuie pas...
Mais ne vous y trompez pas: je ne m'en plains pas!
Je profite pleinement de chaque moment précieux avec mes filles, et aussi, parfois, d'un thé improvisé avec une copine, d'un moment de calme savouré à sa juste valeur, d'une discussion improvisée... instants volés tout aussi précieux...
J'ai cette liberté-là, et c'est mon luxe à moi.
Je compte bien reprendre une activité plus personnelle un de ces jours, et des idées mûrissent doucement, sans urgence.
Pour l'instant nous préférons sacrifier un salaire à une certaine qualité de vie. C'est notre choix, simplifié je le reconnais par le spectre d'un métier que je ne voudrais reprendre pour rien au monde.
Mais rien n'est fermé, tout est toujours possible... ou presque!

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28/09/09

Cliquez pour agrandir l'imageNos filles sont de vraies randonneuses!
Dimanche nous avons toutes les trois participé aux "Virades de l'espoir" pour vaincre la mucoviscidose.
Et les filles ont rempli haut la main leur mission: marcher 10 km pour valider les dons de leurs "parrains".
A à peine 4 ans et 6 ans, elles ont avalé cette "marche de l'espoir" en  moins de 3h00, sans broncher et en demandant seulement quelques fois "c'est quand qu'on va arriver?"!
Cliquez pour agrandir l'imageElles ont grimpé, sauté, couru, descendu, escaladé...
Elles ont ramassé des glands, des beaux cailloux, des pommes de pins grignoté par les écureuils, des marrons...
Elles ont crié, rigolé, chanté, et elles se sont tu pour écouter le silence, et les bruits de la forêt...
Et surtout elles ont été très fières à l'arrivée d'avoir réussi leur mission comme des grandes, et d'avoir donné des sous "pour guérir les enfants malades".
Et j'avoue sans fausse modestie que moi aussi, je suis sacrément fière de mes filles!
Bref, un moment tout simple, mais un moment comme je les aime!

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Si je n'ai pas parlé plus tôt de la rentrée des filles, ça ne veut pas dire que ça n'ait pas eu son importance.
C'était d'ailleurs leur première "vraie rentrée"; j'entend par là, la première rentrée qu'elle n'ont pas raté pour cause de vacances ou de... très grandes vacances!
Mais là c'était important: Cannelle quittait la maternelle pour le CP!
Bambou, elle est en Moyenne Section et, ne croisant plus sa soeur dans la cour de récré, elle prend aussi son indépendance.
Elles grandissent si vite, je suis à la fois étonnée, admirative et fière...
Comme toutes les mamans, je suppose!
Elles sont ravies car, le croirez-vous, cette année scolaire est placée sous le signe de l'Afrique: danse africaine pour l'une, découverte des animaux de la savane pour l'autre, et spectacle de fin d'année sur le même thème...
Les maîtresses ne devraient pas avoir trop de mal à les motiver!
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14/09/09

Cliquez pour agrandir l'imageIl y a un an... un an déjà!
Ca me semble si près... que je revois chaque visage souriant sous la pluie, chaque mot gentil nous souhaitant bon voyage, chaque instant de ce départ; si près que je ressens encore cette émotion incroyable et indescriptible: le déchirement de la séparation, mais l'ivresse de l'aventure et de l'immensité du monde qui nous ouvrait ses bras...
Ca me semble si loin... que j'ai parfois l'impression d'avoir rêvé tout cela, ou de l'avoir vécu il y a très longtemps, dans une autre vie; si loin que j'arrive maintenant à y penser sereinement comme à une belle expérience, une parmi d'autres qui remplissaient déjà ma vie et la rempliront encore.

Je reçois toujours des mails incroyables et touchants, de ceux qui sont déjà partis et pour qui ça s'est bien passé, ou moins bien, ou franchement mal, et de ceux qui ne sont pas encore partis, et même de ceux qui ne sont pas partant...
Et c'est promis, après une interruption volontaire et nécessaire, je vais me remettre à écrire, et terminer le "livre" que j'ai commencé.
Pour clore le chapitre, tourner la page, voire même fermer ce livre.
Et surtout pour en ouvrir un autre, avec une belle page blanche, vierge, ouverte à une nouvelle aventure.
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13/09/09

Cliquez pour agrandir l'imageCa aurait pu être un coup de gueule.
Mais finalement non, pas vraiment envie, ça ne suffirait pas.
Comment exprimer ce qui me chiffonne ce soir?
Pas de la colère, non... Juste un sentiment de malaise, et des questions.
Aujourd'hui nous voulions dire au revoir en beauté à notre ami Siaka, qui repart bientôt comme à chaque fin d'été au Burkina Faso.
Comme ses qualités humaines, sa chaleur et sa gaîté ont séduit tous les amis que nous avons eu l'occasion de lui présenter durant cet été et les précédents, ils étaient nombreux à désirer le revoir.
Mais nous avons peu de place chez nous, et surtout, même si nos voisins sont très patients avec les cris des filles, nous ne voulions pas leur imposer trop de bruit.
Nous avons alors eu une belle idée: celle d'organiser un grand pique-nique au parc de Bourg de Péage, auquel se joindraient tous ceux qui le souhaitaient, sans façon, juste pour passer un bon moment ensemble, faire de la musique, danser, mettre l'ambiance quoi!
Et c'était très bien parti...
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Mouais... c'était vraiment une belle idée...
D'ailleurs certains promeneurs du parc ont eu l'air de trouver ça assez chouette pour ralentir le pas, échanger trois mots, taper dans leurs mains...
Mais d'autres ont visiblement moins apprécié... et le policier municipal est venu interrompre ce bon moment, nous interdisant de continuer tout ce "bruit", soit-disant sur plainte d'un particulier.
Comment dire?
D'abord la stupeur: comment croire à une telle bêtise?
Ensuite la colère: alors que les quais de l'Isère, où nous logeons, sont le lieu de multiples incivilités, tapages nocturnes et trafics en tous genre à longueur d'années, sans que personne ne parvienne (ou n'essaie?) de les faire cesser, voilà qu'un peu de musique africaine un dimanche après-midi au parc est inacceptable!
Puis la désillusion et la tristesse: dans quel monde vivons-nous pour qu'il n'y ait plus de place pour la spontanéité, la gaîté d'un moment de partage ouvert à tous, la tolérance, la joie de vivre, tout simplement?
Enfin la honte: comment expliquer à Siaka qu'en France, pays de liberté, on en arrive à s'autocensurer les uns les autres juste par manque de tolérance et d'ouverture, juste parce qu'on préfère se refermer sur nos soucis, les mauvaises nouvelles du JT, l'angoisse du lendemain, plutôt que de lâcher prise et de laisser les gens qui nous entourent vivre un peu, respirer un peu, s'amuser un peu...

Prendre un peu de bon temps un dimanche après-midi, ça semblait pourtant une jolie idée, non?


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29/08/09

Cliquez pour agrandir l'imageMon saut en parachute... comment résumer une telle folie?
"OUAOUHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"
Comment décrire un tel mélange d'émotions?
Les images défilent encore sous mes yeux: la chute libre de 50 secondes à 200 km/heure, puis le vol de quelques minutes avec les commandes de la voile dans les mains et l'initiation aux spirales, et enfin l'atterrissage en douceur, mais saoule de vitesse et de sensations...
Et surtout ce moment très particulier qui restera gravé en moi: celui ou, assise à la porte de l'avion, je me jette dans le vide. Très fort!
Cliquez pour agrandir l'imageJe remercie mon moniteur, Franck Bernachot (www.aquasky.fr) pour avoir su instaurer une ambiance cool mais professionnelle et rassurante tout au long de l'après-midi. 
Cliquez pour agrandir l'imageMerci aussi à Aline pour le beau film qui immortalise ces instants rares et me permet de les partager avec mes proches.
Et surtout merci à François, pour ce cadeau qui, au-delà du vieux rêve qui se réalise, est un geste symbolique qui me touche beaucoup.
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Et Paris!!
3 jours en amoureux dans la capitale...
Je vous épargnerais les détails  de nos balades et visites: L'île Saint-Louis, le Marais, Montmartre, Saint Germain des Prés, le musée du quai Branly, celui d'Auguste Rodin, le muséum d'histoire naturelle, Paris by night...
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Au lieu de photos déjà vues (et bien plus réussies que les miennes!) des grands lieux de la capitale, je vous livre quelques visions insolites.
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Je dirai quand même un mot sur deux personnes:
  • Sur cet homme allongé inanimé sur le trottoir, que nous avons d'abord dépassé, un peu gênés, puis sur lequel nous sommes revenus nous pencher pour le secourir. Aucune réaction ni signe de vie, seulement le thorax qui se soulève, preuve qu'il y a encore de la vie...
Déstabilisés face à cet homme qui est peut-être en train de mourir devant nos yeux, au milieu des passants... qui passent, nous alertons le pharmacien du coin qui nous affirme que l'homme est saoul ou drogué, que ça arrive plusieurs fois par jours dans cette rue, si souvent que les secours ne veulent plus se déplacer...
Sentiment d'impuissance.
François a dit au pharmacien: "On n'est pas habitués"...
Devrait-on s'excuser d'être encore touché, encore humain? Pourvu qu'on ne s'habitue jamais!
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  • La deuxième personne qui a marqué notre séjour (et si le lien n'est pas évident de prima bord, il existe pourtant bien dans le fond), est Gustave Parking.
Nous avons eu le privilège de voir son spectacle au théâtre Trévise (petit théâtre poussiéreux et plein de fantômes, comme je les aime).
L'entrée est à 2€, et vous donnez ce que vous pouvez, ce que vous estimez juste, à la sortie.
Le principe nous avait séduit, et nous n'avons pas été déçus: il est tout à fait dans l'esprit de ce grand bonhomme qui, même déguisé en mouche ou tout nu sur scène (y'a un truc!), même bafouillant tant de jeux de mots à la minute que vous tentez vainement d'en retenir un seul, est d'une élégance rare: celle du coeur.
Merci, Monsieur Parking, pour cette soirée mémorable et tellement humaine.
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20/08/09

Cliquez pour agrandir l'imageFinalement nous avons fait un bon petit tour: les "States"...
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Cliquez pour agrandir l'image... puis l'Asie du Sud-Est...
Cliquez pour agrandir l'image... l'Afrique...
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Cliquez pour agrandir l'image... le Magreb...
Cliquez pour agrandir l'image... tout ça à bord de notre nouveau bolide!
Cliquez pour agrandir l'imageVous l'aurez compris, il y a un truc!
En réalité nous sommes "seulement" allés dans un fameux parc d'attractions, dont je me refuse à faire la pub (car c'est aussi la plus grande surface de vente que je connaisse!), mais qui, pour être tout à fait honnête, a ébloui nos filles.
Cliquez pour agrandir l'imageAlors pourquoi bouder notre plaisir?
Il n'y a pas de mal à se faire du bien, n'est ce pas?
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Mais ils devaient aller dans l'est, me direz-vous!
Et c'est bien ce que nous avons fait; Disney n'était qu'un petit détour imprévu (merci Béa!), mais les filles ont été à la fête durant toutes les vacances, entourées de leurs tontons, taties, cousin et cousines, et choyées comme des princesses: Nancy, Chaumont, Besançon...
Face à cette grande famille que les filles ont découverte récemment, Cannelle m'a demandé, un peu perdue: "Mais maman, en fait j'en ai combien de tontons et de taties?!"
Plein ma chérie, une grande famille complexe et éparpillée jusqu'au Cameroun où nous irons peut-être un jour...
En tous cas merci à toute la famille pour ces vacances pleines de découvertes, de discussions... et de franches rigolades.

Durant ces vacances, j'ai aussi fêté mon anniversaire. Et je dois dire que je ne suis pas mécontente de laisser cette année (qui s'annonçait pourtant prometteuse) derrière moi!

Adieu les 40, vive les 41!

Et ils vont commencer sur les chapeaux de roues, puisque François m'a offert une merveilleuse surprise: le saut en parachute dont je rêvais depuis longtemps.
Le dimanche 23, je vais donc faire le grand saut dans le vide; tout un symbole...
Que peut bien me réserver cette année?
Je n'oserait pas m'avancer sur ce sujet épineux!
L'année qui s'achève, malgré (grâce?) à sa tournure inattendue, m'a obligé à regarder ma vie en face et à accepter diverses "petites" choses:
  • Je ne suis pas Wonder Woman, et c'est finalement mieux comme ça. J'ai dû arrêter de me croire invincible pour me rendre à l'évidence: je peux aussi être fragile. C'est même un droit que je revendique aujourd'hui car nos faiblesses peuvent aussi être un atout si l'on sait les "écouter" au lieu de les nier.
  • Notre couple n'est pas parfait. Ca je le savais déjà! Mais quand les envies fondamentales de chacun sont si différentes, c'est un sacré défi de persévérer à se tenir la main et à "regarder ensemble dans la même direction" (St Exupéry).
  • Je ne peux pas vivre 100 vies à la fois. C'était pourtant mon fantasme suprême, contre toute logique intellectuelle! Tenter 1000 expériences, suivre toutes les directions possibles, ne délaisser aucune piste de peur que ce soit la meilleure... Mais voilà: à trop s'éparpiller on peut se perdre parfois. Je n'aurai pas assez d'une vie pour faire tout ce dont je rêve, c'est un fait... mais je ferai mon possible pour vivre intensément chaque nouvelle étape. Vivre plusieurs vies à la fois est irréalisable, mais enchaîner les expériences est toujours possible!
  • Chaque instant de la vie est riche: il est dommage de regarder toujours trop loin devant (ou bien derrière) sans savoir apprécier le présent, tout simplement. Sans comparer ma vie à d'autres plus enviables ou plus malheureuses, j'ai vraiment pris conscience de la chance que j'ai, concernant François et les filles, nos proches, nos conditions de vie, notre région, nos expériences passées, et celles à venir... Je croyais déjà savoir apprécier le présent, mais ça n'était pas si vrai. Mon état d'esprit aujourd'hui est sans doute moins léger, mais il est malgré tout plus serein.

OUAOUHHHHH!!!!

"C'est le propre des voyageurs que de ramener tout autre chose que ce qu'on allait chercher" (Nicolas Bouvier), n'est ce pas?


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03/08/09

Cliquez pour agrandir l'imageIncroyable, non?
Cet institut de beauté, photographié par des cousins en vacances dans le Var, porte les deux prénoms de nos filles!
Si vous avez d'autres photos du même genre, n'hésitez pas à nous les envoyer!

28/07/09

Cliquez pour agrandir l'image"Suspicion de grippe H1N1"...
Quelle ironie!
Après être passée sans encombre à travers tous les périls africains que l'on nous prédisait, voilà que notre Bambou aurait contracté ici en France, la grippe porcine?
Mais une grippe, aussi médiatisée soit-elle, n'en reste pas moins une grippe, et dans son cas elle ne semble pas trop virulente... à moins que notre fille soit une force de la nature, ce dont nous n'avons jamais douté!
Nous regardons d'un oeil le plus neutre possible (parfois amusé, parfois désabusé) la situation. Nous imaginons la difficulté à naviguer entre "principe de précaution" (si seulement celui-ci était plus souvent appliqué...) et affolement général, risques réels et craintes irrationnelles, chiffres aléatoires et réalité du terrain...
1000 cas en France? Bientôt 100.000 par jour en Angleterre?
Les chiffres divaguent et... nos systèmes de comptage sont sans doute différents!
Les hôpitaux, les écoles, les prisons se préparent à faire face, parait-il... mais l'envers du décor n'a pas de quoi rassurer vraiment!
94 millions de doses de vaccins qui seront peut-être inutiles ou inadaptés, des coûts qui font tourner la tête...
les labos ne connaissent pas la crise!
Et le sud, qu'on oublie encore et toujours? Comment les pays pauvres se préparent-ils, eux qui font déjà face au SIDA, à la malaria, et à de multiples autres fléaux dont nous ne connaissons même pas l'existence?
Puisque nous adorons les chiffres, savez-vous qu'en Afrique, un enfant meure toutes les 40mn du paludisme?
Une vie d'ailleurs ne vaut-elle pas une vie d'ici?
Une mort ailleurs ne pèse-t-elle pas autant qu'une mort ici?

Tout cela me rappelle l'épidémie de SRAS en 2003, bien plus dangereuse. François et moi étions alors en Asie et apprenions par des nouvelles de France qu'un compatriote médecin était décédé à Hanoï dans la période où nous nous trouvions justement au Vietnam.
A notre retour au printemps, en pleine "hystérie SRAS", nous faisions escale à Vienne, où nous nous attendions à remplir des questionnaires, à être auscultés, voire mis en quarantaine...
RIEN!
On ne nous a rien demandé, nous n'avons pas vu l'ombre d'un masque ni d'une mesure de précaution dans tout l'aéroport.
Rien de plus à notre arrivée à Lyon, puisque nous venions déjà d'une "zone-Europe".
Allez comprendre...

Cliquez pour agrandir l'imageDe notre côté, nous nous contentons d'avertir les gens que nous côtoyons, par politesse et parce que chacun a son approche personnelle du problème...
Et Bambou évite d'éternuer sur ses copines!
Cliquez pour agrandir l'imagePour l'instant Cannelle résiste et nous aussi.
En juillet nous nous sommes occupées activement "entre filles" en attendant les vacances de François.
Nous partirons ensuite une dizaine de jours dans l'est pour un tour de la famille, puis nous nous accorderons trois jours à Paris, juste tous les deux.
Je pense qu'après cette année riche en rebondissements et pleine de remises en question, nous avons bien mérité une pause en amoureux dans "la ville la plus romantique du monde"!
Plaisanterie mise à part, je suis assez fière de nous et du couple un peu bancal que nous formons. Après cinq ans de mariage, nos différences sont là, plus que jamais, et il n'est pas facile de réinventer constamment un équilibre sans frustrer personne.
Rien n'est jamais acquis, rien n'est gagné d'avance.
Mais notre amour a déjà traversé pas mal de tempêtes et nous avons su jusque là surfer sur les vagues et garder le cap.
Ensemble.



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16/07/09

Courir...
Courir pour quoi et vers quoi?
Courir pour respirer.
Courir pour trouver un souffle, sans s'essouffler.
Courir pour prendre du recul.
Courir pour avancer.
Courir pour être libre.
Courir mais sans fuir.
Courir pour ressentir.
Courir pour aller au fond de soi.
Courir pour faire partie d'un tout.
Courir pour avaler l'air à pleins poumons.
Courir après ses rêves peut-être...
Mais avant tout courir pour Vivre.

 
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06/07/09

Il y a un an aujourd'hui, nous fermions définitivement la porte de notre maison, pour aller vivre dans Campeur.
Cette période d'euphorie et de "bon stress" reste un merveilleux souvenir. Je suis un peu nostalgique, mais pas seulement de notre aventure...
L'excitation que procure la préparation, puis la concrétisation, d'un projet motivant: voilà le sentiment qui me manque le plus aujourd'hui.
Mais en cherchant un nouveau projet à tous prix, je me tromperais de route: a-t-on besoin de se creuser la tête pour s'inventer des rêves?
Non bien sûr: nos rêves viennent à nous tous seuls, et s'ils sont assez forts, alors nous décidons de nous battre pour les réaliser.
Je me "contente" donc pour l'instant de buts raisonnables: recommencer à courir, reprendre la randonnée à la rentrée... envisager un voyage au milieu de l'hiver!

Cette semaine, il m'est arrivé un truc tout simple et pourtant extraordinaire.
Je courais dans les allées du parc tout proche de chez nous, à la fraîche, avec le soleil qui s'infiltrait à travers les arbres, les bruits du ruisseau, des oiseaux et des cigales qui commençaient leur concert. J'avais trouvé mon souffle et je me sentais légère, concentrée sur la nature qui m'entourait.
Soudain un écureuil a traversé le sentier; il s'est immobilisé quelques secondes, surpris et inquiet, puis a commencé à grimper dans un arbre sans précipitation, en m'observant à distance raisonnable, pour finalement disparaître dans les branches.
Je me suis laissée tomber dans l'herbe, j'ai planté mes yeux dans le ciel, j'ai remercié dame nature pour ce cadeau matinal...
Et pour la première fois depuis notre retour, je me suis dit: "Ici, à cet instant, je suis pleinement heureuse."
Sacré progrès!!!

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16/06/09

Cliquez pour agrandir l'imageOK, je le reconnais, je ne suis pas très "productive" en ce moment.
Mais voici quand même ma dernière réalisation: un petit tabouret d'inspiration chinoise, tiré d'un livre d'Eric Guiomar: "Créer son mobilier en carton".
Cliquez pour agrandir l'imageUn cadeau personnalisé pour l'anniversaire d' Isa, une amie chère à mon coeur...
Cliquez pour agrandir l'image... et qui, vous l'aurez deviné, aime voyager!
Cliquez pour agrandir l'imageCette sympathique fête d'anniversaire nous a d'ailleurs permis de retrouver notre ami burkinabé, Siaka.
Nous aurions dû passer les fêtes de fin d'année avec lui et toute la famille à Bobo Dioulasso, mais nous avons manqué le rendez-vous... c'est donc lui qui est venu à nous, comme chaque été.
Cliquez pour agrandir l'imageInutile de dire la joie des filles de le retrouver, et d'enchaîner des danses endiablées sur les rythmes africains!
Cannelle me demande parfois si on ira quand même un jour chez Siaka, "mais en avion, parce que c'est trop loin"!
Cliquez pour agrandir l'imageCannelle m'a dicté des poèmes que, fierté de maman oblige, je  n'ai pu résister à vous faire partager (dans "le coin des filles: bons mots et anecdotes"). Mais quand même "maman, ça m'énerve de pas savoir écrire toute seule, vivement le CP que j'apprenne!"

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10/06/09

Cliquez pour agrandir l'imageVous êtes en mal d'évasion?
Vous voulez assouvir une brusque envie d'ailleurs?
Vous rêvez de plonger dans la caverne d'Ali Baba pour y découvrir mille merveilles provenant de tous les coins du monde?
Rien de plus simple: allez découvrir
LA MAISON DES ARTISANATS DU MONDE
(36 rue Chapoutat, 26400 Aouste Sur Sye).
Prenez contact de ma part avec Jean-Louis (0475768575).
Il vous offrira un thé tout en vous parlant voyage et en vous racontant l'histoire de chaque objet de son antre.
Moins cher et plus rapide qu'un vol aller-retour pour l'autre bout du globe... et promis, vous trouverez forcément un chouette souvenir à ramener!

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03/06/09

Cliquez pour agrandir l'imageLa famille s'agrandit: nous avons baptisée notre nouvelle recrue Babouche. Les filles l'adorent déjà, et elle semble nous avoir adopté aussi. Le début d'une longue vie commune, nous l'espérons.
Cliquez pour agrandir l'imageAccueillir un chat n'est pas un acte anodin pour moi.
Il vaut "acceptation" (je n'ai pas dit "résignation"!) de notre nouvelle situation et de la vie sédentaire.
Un sacré pas, mine de rien!
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28/05/09

"Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal
Tenter, sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile
Que m'importent mes chances
Que m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans question ni repos
Se damner pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon coeur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile..."
Jacques BREL
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03/05/09

Cliquez pour agrandir l'imageCe soir une page se tourne: Campeur est parti.
Vers une nouvelle famille avec deux enfants aussi, mais deux garçons cette fois-ci... Les décors des couchettes vont-ils leur plaire?
Campeur embarquera sur un cargo début août, pour une année sur les routes sud-américaines...
Il semble que les filles aient des sentiments un peu mélangés: elles ont voulu monter une dernière fois dans leurs couchettes, puis elles ont ri en criant "au revoir" à Campeur, mais ont pleurniché dès qu'il a disparu au coin de la rue: "Moi je voulais garder Campeur... J'aimais bien me promener avec lui... Je suis triste."
Il a fallu oublier notre propre chagrin pour trouver les bons mots et rester positif. Mais si ça n'est pas facile, c'est malgré tout une bonne chose: une étape franchie, une page tournée définitivement pour enfin commencer un nouveau chapitre.
Alors, cher Campeur, merci pour tout, et BON VENT.
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29/04/09

Cliquez pour agrandir l'image"Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus", ça vous dit quelque chose?
Nombreuses sont les femmes qui ont lu ce livre de John Gray... et nombreuses sont celles qui voudraient que leur conjoint le lise aussi!
En France, c'est Paul Dewandre qui a développé le concept de l'auteur, en organisant des "stages" pour les couples ayant besoin d'un mode d'emploi... Ne riez pas: nous y avions participé en 2005, et ce qu'on y apprend devrait être enseigné dans les écoles!
D'ailleurs Paul Dewandre, orateur passionnant et show-man plein d'humour, a finalement décidé d'en faire un spectacle.
Il tourne actuellement en France et nous l'avons vu hier. Nous n'avons pas été déçus: chacun en prend pour son grade, à tour de rôle!
Et pourtant ça ne tourne pas au règlement de compte ni à la guerre des sexes, au contraire: tout cela est plutôt un moment de grande complicité, de surcroît très instructif.
Un vrai plaisir que nous vous conseillons... à déguster à deux bien sûr!
www.dewandre.fr
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25/04/09

Cliquez pour agrandir l'imageNous poursuivons notre bonhomme de chemin vaille que vaille.
Et faute d'être serein (qui a dit que la vie était facile?!), il est plein d'émotions nouvelles, de rencontres de soi-même et de l'autre.
Nous nous redécouvrons, individuellement et en tant que couple, et nous cherchons, outre les projets personnels, un nouvel élan commun.
La question d'actualité est la suivante: allons-nous utiliser notre "budget tour du monde" pour voyager en routard pendant nos vacances et nous faire plaisir, ou pour trouver un petit nid sympa à la campagne?
Mieux: y aurait-il un moyen de faire les deux?!
Cliquez pour agrandir l'imageCannelle, très casse-cou en ce moment, a fait un stage de cirque pendant les vacances.
Puis nous sommes allées passer quelques jours au bord de la mer, toutes les trois, entre filles (il en faut un qui travaille!).
Elles m'épatent chaque jour; je suis admirative et fière du chemin qu'elles prennent, de leur courage, de leur curiosité. Les regarder grandir (et les y aider un peu) est un privilège qui occupe une grande partie de mon temps, pour mon plus grand bonheur.
Cliquez pour agrandir l'imageEntre-temps, j'écris (beaucoup) et je bricole (un peu).
Cliquez pour agrandir l'imageJe n'ai pas encore trouvé le temps pour me lancer dans une nouvelle production en carton, mais j'ai transformé un meuble bas et une table de salon que des amis m'avaient donné, dans un esprit africain. Je souhaiterais "récupérer et détourner" à plus grande échelle, mais les murs de notre location ne sont pas extensibles!
Un jour, oui, un jour peut-être... 
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15/04/09

Comment trouver les mots sans paraître indécente?
Je pense beaucoup à cette petite famille, qui voulait simplement réaliser un rêve, naviguer sur les océans du monde, partager de nouvelles valeurs, profiter de la vie en toute liberté...
Un voilier, la Tanit, et son équipage: Florent, Chloé, et Colin qui, à l'âge de Bambou, vient de perdre son papa pour des raisons sans doute bien difficiles à expliquer à un enfant...
Quand la réalité cruelle et brute transforme un rêve d'enfant en cauchemar.
On me parlera d'inconscience, de danger... et on aura raison sans doute...
Les voyageurs sont peut-être trop naïfs, trop hors du temps, trop confiants en leur bonne étoile?
Mais que deviendrait notre monde, si les aventuriers et les rêveurs cédaient à la peur?
Alors juste une pensée vagabonde, une pensée pleine de tristesse fraternelle.
Une pensée...

Alors voilà: nous sommes rentrés, beaucoup trop tôt, et je ne m'en remettrai sans doute jamais tout à fait...
mais nous sommes là, tous les quatre, bien vivants.
Il n'y a rien à ajouter à ça.
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23/03/09

Cliquez pour agrandir l'imageL'article de Grégory Gabillet dans Esprit Camping Car est paru cette semaine. Je trouve qu'il reflète bien notre aventure et transmet toute l'émotion qui l'accompagne.
Cliquez pour agrandir l'imageParfois j'ai l'impression que j'ai rêvé, et tout ça me semble déjà loin...
Mais le plus souvent j'ai l'impression que c'était hier, tant les sensations me reviennent facilement.
Je revois les visages, les situations, les paysages, je me souviens des odeurs, des sentiments ressentis, je me demande où nous serions si nous avions continué...
Cliquez pour agrandir l'image"Tu te fais du mal", me direz-vous!
Mais non, je ne crois pas. Ces souvenirs ne m'enfoncent pas: ils me portent, me permettent de reconnaître ma chance et d'envisager d'autres belles expériences dans l'avenir.
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15/03/09

Cliquez pour agrandir l'imageMon fauteuil en carton est terminé! Je suis assez contente même s'il n'est pas parfait: c'est une première expérience et je sais ce que je peux m'améliorer.
Dès que je trouverai le temps, je m'attaquerai à une autre pièce.
Cliquez pour agrandir l'imageMais j'avoue qu'en ces jours printaniers, je suis plus encline à faire de grandes balades dans la nature, où à m'installer dehors pour écrire,  quand je ne m'occupe pas des filles.
Il n'y a pas de mal à prendre un peu de bon temps, n'est-ce-pas?

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03/03/09

Cliquez pour agrandir l'imageLe magazine "Esprit Camping-Car" nous consacre un article sur son n° de mars qui parait ces jours-ci!
Grégory Gabillet nous a contacté par l'intermédiaire de Benoit Sassier, directeur de Star Mobil Assistance, qui nous couvrait pendant le voyage et que nous ne remercierons jamais assez pour sa gentillesse et son soutien.
Notre aventure, malgré son interruption prématurée, l'a touché et intéressé, assez pour nous consacrer la rubrique "Tranche de vie", qui avait d'ailleurs déjà relaté la balade de Campeur vers l'Asie avec la famille Descubes en 2007.
Nous sommes surpris de l'attention qu'on porte à notre
(mes)aventure, et les filles sont impatientes de voir leur photo dans le magazine!
Je constate à travers les mails reçus que notre "échec" est loin d'être un cas isolé, et que ce sujet un peu "tabou" concerne pourtant pas mal de monde.
Alors j'ai décidé d'écrire notre histoire, pour témoigner, et aussi pour qu'il en reste quelque chose. Ce "livre", qu'il se cantonne au cercle familial et amical ou touche plus de monde, laissera une trace de tout ça, et un souvenir pour nos filles.
C'est important pour moi.
Et je vous remercie, vous tous, de m'avoir encouragée à me lancer en m'exprimant à quel point mes mots peuvent vous toucher, et en me prouvant, à travers les retombées de ce site, qu'une expérience s'enrichie d'être partagée.
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J'ai fini de nettoyer Campeur, et de le "dépersonnaliser".
J'ai ôté toutes traces du sable qui s'était insinué partout, ce sable que nous avons foulé de nos pieds avec bonheur. J'ai aussi enlevé les quelques jolis cailloux et coquillages ramassés par les filles sur notre route, et toutes les autres "précieuses" trouvailles du même genre...
et enfin j'ai consciencieusement décollé du Land et de la cellule les stickers "ailleurs-land", créés par François avec l'aide de Cannelle, et que j'avais été si heureuse et fière de poser au printemps dernier...
Etrange sensation que de rendre Campeur anonyme, alors que nous nous étions donné tant de mal pour nous y sentir comme chez nous.
Voilà. C'est fait.
Je crois que je suis prête à le vendre.
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26/02/09

Cliquez pour agrandir l'imageUn nouveau projet se dessine, en tous cas un bon moyen de m'occuper les mains et la tête: la fabrication de meubles en carton.
Un stage d'initiation est organisé près de chez moi, 3 mercredis de suite (voir site www.creazoe.canalblog.com).
J'ai donc commencé hier soir la réalisation de mon 1er meuble: un fauteuil pour enfant. C'est long, précis, je me suis coupé trois fois les doigts... mais c'est une matière agréable à travailler, légère, propre, et je compte bien la plier à mon imagination!
Et puis il y a autre chose: comme dans la "custumisation" de vieux meubles, c'est l'idée de recycler au lieu de jeter qui me plait beaucoup.
Me servir de ce qui finirait à la poubelle, au lieu de participer à la surconsommation ambiante, le défi m'est sympathique!
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Pour patienter et me faire la main avant d'en savoir plus, j'ai commencé une "cabane en carton" sur le lit à étages des filles.
Cannelle aura la surprise vendredi soir: elle est en classe découverte toute la semaine.
Au programme: initiation à l'escalade, à la spéléo, voltige à cheval, poney, balade à dos d'âne, fabrication de fromage de chèvres, spectacle de magie, et même boum et bataille de polochons...
5 jours loin de nous, à la découverte d'une toute nouvelle autonomie.
La vie n'est faite que de séparations, n'est-ce-pas?

J'ai enfin réussi à rentrer dans Campeur pour finir de le vider et le nettoyer. Drôle de sensation: j'avais mis tellement de rêves dans notre "roulotte" et nous y avons vécu 5 mois, des moments forts, des espoirs, des angoisses, des déceptions, des instants magiques... du concentré de Vie!
Me séparer de Campeur me chamboulera plus que le fait de passer tous les jours devant la maison où nous avons vécu 4 ans, avant de la vendre pour financer notre voyage!
On nous dit de ne pas vendre Campeur, que c'est un petit bijou, que les beaux jours arrivent, qu'on pourra en profiter autrement...
Mais nous n'aurions pas le coeur à nous en servir par ici, alors qu'il était destiné à des espaces bien plus lointains et à une toute autre aventure. Il mérite mieux que ça, et des milliers de kilomètres s'ouvrent encore à lui, sans nous.
Au moins lui aura une chance de continuer le voyage...
En mars il aurait dû embarquer sur un cargo en direction de l'Amérique du Sud.
Qui sait? Peut-être ira-t-il quand même un jour?
Et qui sait? Nous aussi... peut-être?

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07/02/09

Cliquez pour agrandir l'imageCela fait plus de 2 mois que nous sommes rentrés.
Autant de temps que la durée de notre voyage-éclair...
Mais j'ai l'impression de n'avoir rien fait durant ces dernières semaines, alors que les journées me semblaient si remplies et si riches durant notre vie nomade.
Pourtant, comme toute maman qui se respecte, mon emploi du temps est bien chargé et chronométré!
C'est dingue le temps que l'on peut gaspiller, dans une vie sédentaire, à des choses sans intérêt: ménage, courses, rangement, RV pour telle ou telle chose, etc...
Durant le voyage, ces corvées étaient réduites à leur strict minimum, et j'avoue que ça m'allait très bien! Depuis j'essaie de ne pas trop m'encombrer la vie avec tout ça, mais je dois bien faire un minimum si je ne veux pas passer définitivement pour une sauvage!

J'essaie de reprendre ma vie en main et de trouver de nouvelles motivations pour avancer. Pas facile tous les jours!
A la fin du mois je vais faire un stage de fabrication de meubles en carton. Je m'étais déjà intéressée à ça avant de partir, mais ça n'était absolument pas le moment de creuser l'idée!
Si ça me plait, je pourrai nous meubler en donnant à chaque pièce un style différent... un tour du monde en restant à la maison, en quelque sorte!
Et si ça me plait vraiment... je vous en ferai peut-être profiter?

Quant aux voyages... on ne se refait pas: si, il y a 2 mois, toute formule d'évasion m'apparaissait comme un "lot de consolation" inenvisageable, aujourd'hui je suis déjà prête à accepter tous les moyens (ou presque!) pour repartir.
Oh, je sais bien qu'il ne sera plus question d'un grand voyage, (plutôt de petits voyages à 4, à 3, voire même seule pourquoi pas?)... mais après tout, nous avions prévu un budget pour ce projet!
Je n'envisage tout simplement pas ma vie sans ça, et surtout ma devise n'a pas changé:
"CARPE DIEM" (profiter de l'instant présent)!!!
Alors voilà, des idées se dessinent et de timides ébauches de rêves commencent à germer dans un coin de ma tête... mais chut!
Vous serez (presque) les premiers informés si certaines idées devaient se concrétiser!
Cliquez pour agrandir l'imageCes jours-ci nous sommes d'ailleurs replongés dans l'ambiance du voyage: Valérie et Philippe DOR (site en lien) sont passés nous rendre visite avant de remonter dans la région parisienne: ils vont finir leur année sabbatique en découvrant la France à bord de leur Land désormais doublé d'une caravane. Mais avant ça, Philippe (le veinard!) accompagne Guy (site en lien) en Afrique pour récupérer son camion et le remonter jusqu'en France. Inutile de préciser que les filles étaient ravies de revoir Marie et Stephane!

La semaine prochaine, c'est Philippe et Irena Descubes, qui nous avaient vendu Campeur fin 2007, qui nous rendent visite pour notre plus grand bonheur. Ils nous avaient reçu chez eux comme des amis, nous ne l'avons pas oublié... Echanger avec eux sera une fois de plus un vrai plaisir.

Il y a aussi cette famille hollandaise, qui nous avait mis un mot sur le livre d'or, et qui partait comme nous... et qui rentre comme nous. Ils devraient nous rendre visite au printemps!

Nous avons toujours aimé recevoir des gens de passage, particulièrement depuis notre voyage en vélo, où nous avions pu constater comme il est agréable, quand on est loin de "tout", de partager un moment d'amitié en toute simplicité, "en famille" : celle des voyageurs...
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23/01/09

Cliquez pour agrandir l'imageA la demande de nombreuses personnes, j'ai fait un nouveau tri dans nos photos de voyages pour vous en dénicher quelques unes.
Ca me fait plaisir de partager encore quelques images de ces précieux instants de vie avec vous.
Vous trouverez ces nouvelles vues disséminées à leur place tout au long des pays concernés, dans la rubrique "carnets de bord".
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à vous promenez à travers ces photos, que j'en ai trouvé à découvrir ces lieux et ces gens, et à vivre cette trop courte aventure.
Bon voyage!

07/01/09

Cliquez pour agrandir l'imageLe Père Noël a gâté les filles. Cannelle rêvait d'un appareil photo, et mitraille tout comme elle m'a vu faire durant le voyage. Bambou joue à la marchande et je l'entends parfois rendre la monnaie en dirhams!
Elle est ravie de sa nouvelle coupe de cheveux, qu'elle réclamait depuis des semaines. Mais où est passé mon tout petit bébé? Nos filles grandissent vite, et je suis plus que jamais persuadée de la nécessité de les ouvrir au monde qui les entoure et à la beauté de notre planète. Les moyens ne manquent pas...
Cliquez pour agrandir l'image2009... Que peut bien nous réserver cette nouvelle année? Je l'espérais synonyme de changement et de découverte, et elle le sera sans doute, différemment de ce que je pensais... La vie est parfois mystérieuse et surprenante, et c'est ce qui fait tout son intérêt finalement.
J'ai toujours pensé que l'année de mes 40 ans serait bonne pour moi, et j'en reste persuadée. Mais je vais devoir retrousser mes manches pour ça!
Cliquez pour agrandir l'imageJ'ai compris que la douleur de ce voyage interrompu ne disparaîtra pas, tout simplement parce que je ne le souhaite pas.
Mais je ne la garde pas pour me "ratatiner" sur mes regrets, bien au contraire: j'ai envie d'en faire une expérience constructive, pour donner un sens à tout ça et pour sortir grandie de cette expérience.
Je veux transformer la "fin" de quelque chose en "début" d'autre chose.
Et surtout je veux construire un projet par moi et pour moi, dont la réussite ou l'échec ne dépendra que de moi, et dans lequel je m'épanouirai.
2009 sera donc je l'espère un "nouveau départ" pour moi et pour notre famille. D'ailleurs François reprend son travail lundi sur Valence, ce qui était inespéré!
"Tout peut changer: aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie..." (E.Daho)
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02/01/09

Je viens seulement d'apprendre le grand départ de Soeur Emmanuelle.
Où étions-nous le 20 octobre? Au Maroc... C'est bête mais ça me fait bizarre de ne l'avoir pas su ce jour-là.
J'imagine que les médias en ont beaucoup parlé, alors que puis-je dire de plus? Que depuis que j'ai vu le quartier du Mokatam au Caire où elle a réalisé des miracles, depuis que j'ai lu ses paroles fortes, directes, réalistes mais pleines d'espoir, et sa question rituelle: "Qu'est-ce-que tu as fait pour les autres aujourd'hui?"... je sais que des personnes exceptionnelles vivent sur cette planète, qu'elle n'était sûrement pas la seule même si elle reste unique, et que ce sont elles qui ont raison et nous montrent des voies.
Cette grande dame s'est donc éclipsée avant de fêter ses 100 ans, comme un pied de nez à la vie et à sa médiatisation...
Soeur Emmanuelle ne laisse pas un grand vide, non! Ce serait nier toute l'oeuvre de sa vie! Elle laisse un grand plein. Un grand plein d'amour, d'espoir et de vie. YALLA!!!

23/12/08

Cliquez pour agrandir l'imageAVERTISSEMENT:
Je souhaite m'excuser par avance auprès de ceux qui, cherchant un peu d'aventure et de dépaysement, tomberaient sur ce site.
Car désormais et jusqu'à nouvel ordre, je vais avoir du mal à trouver des photos et des mots qui vous fassent rêver!
Alors un conseil: concentrez-vous sur la rubrique: "voyages précédents" ou sur les 1eres pages du "carnet de bord", et piochez-y ce qui vous plaira.
Par contre, pour ceux qui persistent à être intéressés par mes divagations ou qui souhaitent connaître nos dernières nouvelles, vous êtes encore et toujours les bienvenus sur cette page où je vous ouvre mon coeur comme avant, ici ou ailleurs...
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Les fêtes approchent à grands pas, et nous ne les passerons pas avec notre ami Siaka au Burkina Faso... Je dois me "faire une raison", même si cette expression est horrible!
Et ici, pas de trêve de Noël: la morosité ambiante est relayée par les médias, toujours enclins à dramatiser et à vous casser le moral.
De mon côté, sans doute par esprit de contradiction, je lutte (c'est bien le mot, à chaque seconde) pour retrouver mon optimisme. Vous connaissez tous l'expression "un mal pour un bien"?... le mal est fait, mais je sais que le bien va venir, je ne sais pas quand, et qu'il donnera un sens à tout ça...
C'est un véritable travail de deuil, même si ce mot paraîtra sans doute excessif à certains; car ce projet, vous l'aviez compris, était bien plus qu'un simple voyage... Et laisser s'éloigner doucement ma peine n'est pas si facile, car cette douleur est tout ce qu'il me reste de mon rêve inachevé...

Quelqu'un de sage m'a dit qu'entre l'oie sauvage et l'oie de basse-cour, il y a sans doute une place à trouver, à inventer même s'il le faut...
Ma nature n'est pas aux demi-teintes, mais pourtant ce conseil me semble  plein de bon sens, si je veux tirer parti de cette expérience.
Même si quand même... c'est drôlement beau un vol d'oies sauvages!
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Concrètement, nous sommes installés à Bourg de Péage pour un "bivouac" plus ou moins long, dans une maison de rue sympa avec un extérieur et un petit "atelier" pour moi.
Les filles ont retrouvé rapidement leurs repères et leur petit monde. Tout se passe bien à l'école: Bambou nous répète que c'est "trop bien", et Cannelle a un très bon niveau (la maîtresse intérimaire n'était donc pas si nulle!)... Mais les vacances sont arrivées vite, et elles attendent le Père Noël, comme  beaucoup d'enfants!
Elles refusent tout net de vendre Campeur pour l'instant, mais elles se feront à l'idée... Elles évoquent parfois une anecdote de leurs "grandes vacances", et montrent beaucoup d'intérêt  pour ce qui touche aux voyages et à la découverte. Je ferai tout pour que le vent de liberté et d'aventure qui a soufflé sur elles durant quelques semaines ne les quitte jamais tout à fait.
François attend des nouvelles de son travail; sa demande de réintégration suit son cours... Le coût de notre vie ici étant nettement supérieur à la moyenne que nous nous accordions sur la route, nous espérons que cette situation ne s'éternisera pas!
Pour ma part je me contente d'assumer au mieux le quotidien, de préparer Noël pour les filles, de décorer notre maison pour que nous nous y sentions bien, d'apprécier les moments en famille et entre amis. J'ai conscience d'avoir une chance inouïe, car non seulement la fidélité de mes amis est à toutes épreuves, mais en plus cette expérience a créé de nouveaux liens tout aussi riches et prometteurs...
Je me sens un peu moins décalée, moins absente; je reprends pieds doucement.
Quelques idées effleurent même mon esprit fertile et incorrigible...
Qui sait, peut-être vous en parlerai-je un de ces jours?
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En tous cas nous vous souhaitons à tous, sincèrement et du fond du coeur, de très agréables fêtes.
Que l'année 2009 vous soit douce, et qu'elle vous amène l'amour, la santé, la force et l'espoir, et pleins de petits et grands bonheurs.

Et si j'avais rêvé tout ça?
Si nous n'étions jamais partis?
Ca serait plus facile sans doute, moins douloureux...
Des tas de gens vivent toute leur vie "par procuration", sans joie ni peine, et meurent avec leurs rêves jamais réalisés.
Moi NON! Et si c'était à refaire, je recommencerai: ces préparatifs magiques, ces moments de délire, ces émotions du départ, ces semaines de liberté et de découvertes, les yeux et le coeur grands ouverts... et cette épreuve aujourd'hui, qui me force à accepter mes faiblesses et me pousse à me dépasser encore, pour "suivre l'étoile", comme Jacques Brel dans "la quête".
Quand je lève les yeux au ciel la nuit, je me dis que les étoiles brillent aussi sur des terres lointaines, que d'autres personnes, ailleurs, bien loin d'ici, les regardent peut-être, et que ça nous rapproche... Je me sens plus que jamais citoyenne du monde.

  • Mais tu vas pleurer!, dis le Petit Prince.
  • Bien sûr, dit le renard.
  • Alors, tu n'y gagnes rien!
  • J'y gagne, dis le renard, à cause de la couleur du blé...
Antoine de Saint-Exupéry

Alors hauts les coeurs! Vive 2009 et ce qu'elle nous réserve de bonnes surprises!!!

"J'accepterai la douleur
D'accord aussi pour la peur
Je connais les conséquences
Et tant pis pour les pleurs.
J'accepte quoi qu'il en coûte
Tout le pire du meilleur
Je prends les larmes et les doutes
Et risque tous les malheurs.
Tout mais pas l'indifférence
Tout mais pas ce temps qui meurt
Et les jours qui se ressemblent
Sans saveur et sans couleur..."

J.J. Goldman
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01/12/08

Cliquez pour agrandir l'imageEt bien voilà, nous sommes rentrés... depuis une semaine déjà.
Mais j'ai perdu la notion du temps...
Depuis combien de temps étions-nous partis?
Combien de temps le rêve a-t-il réellement duré?
Quand avons-nous traversé le détroit de Gibraltar, pleins d'enthousiasme à l'idée de rejoindre le continent africain?
Quand sommes-nous entrés en Mauritanie, un pas de plus vers ce que nous pensions être l'aventure de notre vie?
Quand sommes-nous arrivés à Bamako, où je pensais encore pouvoir convaincre François de la chance que nous avions de vivre tout cela, et lui donner l'envie de poursuivre vers le pays Dogon et la réserve des éléphants du Gourma où, j'en étais certaine, il lirait l'émerveillement dans les yeux de nos filles et se remotiverait pour passer ce mauvais cap?
Quand ai-je compris que Bamako serait le terminus de notre voyage et celui du rêve de ma vie?
Depuis quand est apparue cette pierre qui pèse sur mon estomac et m'étouffe, moi qui aimais respirer l'air de la liberté chaque matin du voyage?
Quand ai-je dû annoncer aux filles, le sourire aux lèvres mais le coeur brisé, que les "grandes vacances" se terminaient plus tôt que prévu et qu'on rentrait "à la maison"?
Combien de jours avons-nous roulé, dès le lever du soleil afin de profiter du sommeil des filles pour que la route leur paraisse moins longue, en silence, chacun dans nos pensées, lui sans doute déjà à moitié soulagé, moi espérant encore un improbable miracle?
Combien de temps a duré la torture de ce chemin à l'envers?
Depuis quand notre Campeur, fait pour les grands espaces sauvages, est-il abandonné dans le jardin de mes parents, attendant sagement que l'on décide de son sort?

Cliquez pour agrandir l'imageJ'ai vécu cette semaine comme une somnambule, espérant encore me réveiller après un cauchemar, dans le silence de la savane ou au bord du fleuve Niger, vers Mopti...
Pourtant nous avons été bien occupés. Cannelle a retrouvé ses copines à l'école. Pour son 1er jour (jeudi), elle a participé à la confection de Cornes de Gazelles, prévue par la maîtresse après réception de notre résumé du Maroc!
Bambou, elle, a fait sa 1ere rentrée en Petite Section de Maternelle, et me réclame d'aller faire un bisou à ses "nounous" de la crèche pour leur annoncer qu'elle est rentrée d'Afrique et a attaqué l'école des grands!
Les stabiliser est notre priorité après cette période de flottement. Je suppose qu'il ne leur restera pas grand chose de tout ça...
Nous emménageons ce week-end en location à 2 pas de notre ancienne maison. Nous allons pouvoir nous (re) poser et digérer calmement notre échec (car c'est bien comme cela que nous le ressentons pour le moment).
François a demandé une réintégration anticipée à son travail, et nous espérons une réponse positive et rapide.
Et moi? Je ne souhaitais pas reprendre ce travail après mon Congés Parental, mais je pensais avoir tout le temps pour penser à une reconversion...

Cliquez pour agrandir l'imageIl est beaucoup trop tôt pour penser à l'avenir.
M'investir dans un nouveau projet impliquerait de prendre le risque d'un nouvel échec, et moi qui fourmille d'idées, j'avoue que j'ai un peu moins confiance en ma "bonne étoile" ces temps-ci!
Nous vivons un moment très difficile. François, même s'il est soulagé d'être rentré, porte la responsabilité de ce retour anticipé, et ne sait comment soulager ma déception. Et moi qu'ajouter?
Je n'ai pas pour habitude de renoncer à mes rêves, et la douleur profonde de ce voyage inachevé fera désormais partie de moi.
Je m'interdis de penser aux 4 coins du monde qui nous attendaient, de me demander là où nous serions si nous avions continué, et d'entrer dans Campeur... sous peine de voir mes forces s'évanouir.
Cliquez pour agrandir l'imageEn écrivant ces lignes j'ai un peu honte. Pas de notre échec, ça non, jamais. Seuls ceux qui ne tentent rien ne connaissent pas l'échec, mais ils ne connaissent jamais la fierté non plus.
Mais j'ai honte de pleurer sur mon sort depuis 3 semaines, alors que nous allons bien tous les 4 et que la vie continue; alors que nos familles et nos amis nous ont accueilli à bras ouverts comme toujours; alors qu'en France et dans le monde, des tas de gens souffrent pour diverses raisons sans pouvoir rien changer à leur destin; alors que j'ai reçu tellement de messages touchants de vous tous, proches ou inconnus, que je devrais m'estimer la plus chanceuse du monde; alors que j'ai pu voir de quoi j'étais capable durant les préparatifs et en route, et que ça devrait renforcer ma confiance en moi; alors que peu de gens ont eu la chance de voyager autant que nous; alors que mes filles m'aiment et... que François va devoir être ADORABLE avec moi pour le restant de ses jours, pour se faire pardonner ce moment de faiblesse!
Cliquez pour agrandir l'imageNon vraiment! Cela ne peut plus durer!
Je ne prétends pas que ça va être facile, ni qu'il n'y aura pas de rechute, mais ces 3 semaines de "déprime nombriliste" suffisent!
Nous avons fait des erreurs de jugements sur nos capacités et nos envies respectives; il va falloir les assumer au mieux et passer à autre chose. Il va falloir, parler, échanger, se serrer les coudes, pour faire en sorte que notre couple sorte grandit de cette expérience.
Oh, je ne vais pas tout de suite me lancer dans un projet ambitieux, ça non! Je crois que je vais devoir être un peu indulgente avec moi-même et m'accorder une période de "convalescence"...
Prendre un peu de temps pour moi: courir, faire du Taï Chi, recommencer à bricoler, à récupérer des "vieilleries" pour faire du "recyclage-déco"... et aussi donner du temps pour les autres, à commencer par mes 3 amours.
Avoir des projets, c'est un moteur pour avancer et c'est quasi-maladif chez moi. Mais savoir profiter du présent et apprécier les petits bonheurs quotidiens à leur juste valeur, c'est primordial et je vais m'y employer afin de me reconstruire en douceur, encore plus solide qu'avant.
Et le site? Que faire de ce site? Je suis bien embêtée...
Avez-vous une idée?
Pour moi qui ai toujours aimé écrire sur des cahiers, j'avoue que ce véritable échange permis par le net était un vrai miracle auquel j'avais pris goût!
Mais que vous raconter maintenant? Ma vie n'est pas si palpitante, surtout ces jours-ci!
Je vais y réfléchir, ce qui m'est un peu difficile en ce moment et risque de prendre un peu de temps...
Mais sachez que partager avec vous toutes ces découvertes et ces émotions a décuplé le bonheur de voyager.
Que chacun de vos messages (livre d'or ou mail) durant les préparatifs ou le voyage, ou depuis son interruption, m'est allé droit au coeur, et que les chiffres de fréquentation du site me donne le vertige et, avouons-le, une certaine fierté.
Chacun de vous a réellement fait partie de l'aventure, vos témoignages le prouvent, et ça c'est une réussite pour nous tous.
Alors je ne termine pas par un "à très bientôt", ni par un "adieu"; juste par un grand MERCI.

Cliquez pour agrandir l'image"Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
Marquent chaque victoire, en creux, sur leur figure,
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus,
Parmi tant d'autres creux, il passe inaperçu."

Robert Lamoureux

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Copyright Sylvie DUPONT (sfd) 2008. Tous droits réservés.mercredi 25 août 2010