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JOURNAL DE BORD - Le Mali

N'oubliez pas de découvrir notre passage en Mauritanie dans la rubrique précédente!

09/11/08

Cliquez pour agrandir l'imageNous avons laissé hier la Mauritanie derrière nous et sommes entrés au Mali. Nous avons passé notre 1ere nuit sur le parking d'une auberge à Nioro du Sahel. Comme son nom l'indique, cette petite ville est située au coeur du Sahel, la région la plus chaude du Mali. La chaleur nous assomme, même si on nous soutient ici que depuis quelques semaines, il fait plus frais! Nous sommes au ralenti, et buvons des litres d'eau chaque jour. Notre frigo lui-même à du mal à faire du froid et ventile sans arrêt, pompant toutes nos réserves d'énergie!
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Au moment de rentrer sur le parking de l'auberge, Campeur, en roulant dans un trou, s'est calé contre un muret. Plus moyen d'avancer ni de reculer sans endommager la cellule...
Qu'à cela ne tienne: le patron, prêt à tous les sacrifices pour satisfaire son client, a saisi une hache et démoli le muret en question pour délivrer notre chère maison.
Essayez d'imaginer la même scène en France!
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Comme les enfants sont beaux!
Comme les africains sont beau!
Comme le corps humain est beau quand il n'est pas caché ni entravé dans de multiples voiles...
La route aussi était belle: enfin quelques arbres verts au milieu de la savane. Pourtant, même si nous sommes juste en fin de saison des pluie, le soleil brûle déjà l'herbe jaunie, et nous avons vu plusieurs feux de brousse et des kilomètres carrés déjà calcinés...
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Hier soir nous avons bivouaqué à Nossombougou, à 70 km de Bamako où nous sommes arrivés ce matin.
Nous campons sur le parking de l'hôtel Djamilla (Badalabougou Sema 1-Rue Gamal Nasser, vers le Palais de la culture et le lycée Tieny Konaté pour ceux qui viendraient à Bamako!), que tiennent, Fanny et Niko. Un petit coin de paradis pour nous poser quelques jours, le temps de visiter la ville et d'y effectuer quelques démarches.
Cliquez pour agrandir l'imageCannelle a enfin ses tresses... mais il a fallu les mériter!
Les coiffures africaines sont très douloureuses à réaliser sur des crânes de douillets "toubabs" (les blancs!), et la pauvre chérie a beaucoup pleuré!
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Cliquez pour agrandir l'imageMais elle a résisté, et a refusé tout net d'arrêter: elle les voulait vraiment, ses tresses!
Depuis elle fait sensation dans les rues de la ville!
Cliquez pour agrandir l'imageTout cela a conforté Bambou dans son idée: "Je veux touper mes cheveux... avec la tondeuse de papa!"
Cette méthode nous semble un peu radicale, mais on nous a avoué que les coiffeurs ici ne savent pas bien couper les cheveux raides... alors on va la faire patienter encore un peu!
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Nous avons de très mauvaises nouvelles de l'Afrique, et des choix s'imposent: problèmes au Nigeria, au Cameroun, en République Démocratique du Congo... et pour achever le tout le Gabon, en froid avec notre pays, ne délivre plus de visas aux français!
Ceci met un point final à notre projet de rejoindre le sud.
Mais nous serions bien égoïstes de nous plaindre: ces évènements tragiques ne gênent que nos loisirs, alors que des milliers d'africains souffrent tous les jours...
Nous nous adapterons donc aux circonstances et modifierons notre parcours: après le Mali, nous rejoindrons comme prévu notre ami Siaka au Burkina Faso pour les fêtes; puis nous descendrons au Benin, au Togo, et au Ghana.
De Accra ou d'Abidjan en Côte d'Ivoire, nous chercherons un cargo pour transporter Campeur en Argentine, où nous serons du coup plus tôt que prévu (dans 3 ou 4 mois).
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Copyright Sylvie DUPONT (sfd) 2008. Tous droits réservés.mercredi 25 août 2010